La fosse est la partie du système dont personne ne parle, et c'est pourtant elle qui décide de ce que la pompe peut faire. Un bassin trop petit force des cycles courts et rapprochés qui usent le moteur. Un bassin fissuré laisse entrer des sédiments en continu. Un bassin mal raccordé au drain de fondation reçoit l'eau trop tard, quand elle a déjà commencé à passer sous la dalle.
Installer un puisard dans un sous-sol qui n'en a pas est un chantier de béton. Il faut ouvrir la dalle, excaver, raccorder le drain de fondation existant, poser un bassin de dimension adéquate sur un lit de pierre nette, et refermer proprement. L'emplacement se choisit au point bas réel du plancher, que nous relevons au niveau plutôt qu'à l'œil : un puisard placé à cinquante centimètres du vrai point bas laisse une flaque permanente que rien n'évacuera jamais.
La réfection d'une fosse existante répond à d'autres signes. Des parois fissurées qui laissent passer la terre, un bassin de chantier jamais remplacé après la construction, une profondeur insuffisante qui force la pompe à démarrer trop souvent, ou un raccordement au drain qui s'est affaissé avec les années.
Le lit de pierre autour du bassin compte autant que le bassin lui-même : c'est lui qui laisse l'eau arriver librement plutôt que de la faire stagner dans le sol autour de la fondation. Les perforations du bassin doivent rester dégagées, et c'est le point que les installations bricolées ratent le plus souvent.
Nous terminons par un couvercle ajusté, avec passage étanche pour la conduite et le cordon. Un puisard ouvert est une source d'humidité permanente pour tout le sous-sol, et le déshumidificateur qui tourne toute l'année à côté n'en est que la conséquence. Un couvercle bien ajusté réduit aussi le bruit de la pompe, ce qui compte davantage qu'on ne le croit dans un sous-sol aménagé en chambre ou en bureau.