Quand l'eau monte dans un sous-sol, chaque heure compte. Ce n'est pas seulement une question de dégâts matériels : plus l'eau reste longtemps, plus elle pénètre dans les matériaux, et plus la remise en état passe de l'assèchement à la démolition.
Les premiers gestes vous appartiennent, avant même notre arrivée. Coupez l'alimentation électrique des circuits du sous-sol au panneau si vous pouvez le faire depuis un endroit sec, et n'entrez pas dans une eau qui touche des prises, une plinthe électrique ou un appareil sous tension. Aucune pompe ne vaut ce risque. Notez le niveau atteint et prenez des photos avant tout déplacement : votre assureur les demandera, et personne n'y pense une fois l'eau partie.
Notre intervention commence par la cause. Une pompe morte, un flotteur coincé, une panne de courant, une conduite gelée ou obstruée, ou un débit qui dépasse simplement la capacité installée : la suite n'est pas la même. Nous rétablissons l'évacuation par la voie la plus rapide — remise en service, pompe portative en attendant, ou remplacement immédiat quand l'appareil est perdu.
Une fois le niveau redescendu vient la partie qu'il ne faut pas escamoter. Un sous-sol inondé qui sèche seul garde de l'humidité dans les cloisons, sous les planchers et derrière les plinthes, et la moisissure s'y installe en quelques jours. L'assèchement professionnel relève d'un autre métier que le nôtre, et nous vous le disons plutôt que de bricoler avec des ventilateurs.
Enfin, nous documentons ce que nous avons trouvé et fait. Un rapport daté avec photos vaut beaucoup dans une réclamation, et il vaut encore plus pour éviter que la même chose se reproduise l'automne suivant. Une inondation a presque toujours une cause identifiable et corrigeable ; ce qui la rend fatale, c'est qu'on la range dans les accidents au lieu de la traiter comme une défaillance dont on connaît maintenant le mécanisme.